Une brève histoire de l'IRCCyN

Ce laboratoire créé en 1958 à l’ENSM (Ecole Nationale Supérieure de Mécanique, devenue Centrale Nantes en 1991), par le Professeur Romane Mezencev a été associé au CNRS pour la première fois en 1968

Il comptait alors une vingtaine de personnes. Il y avait alors à Nantes deux unités associées au CNRS : le laboratoire de chimie de Jean Rouxel (qui deviendra plus tard l’IMN) et le laboratoire d’Automatique de Romane Mezencev (qui deviendra plus tard l’IRCCyN). Les années passèrent et le laboratoire d’Automatique s’étoffa en termes de thématiques scientifiques, notamment grâce à l’arrivée de nouveaux enseignants-chercheurs de l’université et de personnels CNRS. A la fin des années 80, il comptait environ 50 personnes, thésards compris.

 En 1992, Le laboratoire d’Automatique devint laboratoire commun à l’ENSM et à l’université (la moitié des enseignants-chercheurs était issue de celle-ci), sous le nom de LAN (Laboratoire d’Automatique de Nantes, premier laboratoire à être partagé par deux établissements nantais). A cette même époque, l’implantation de l’EMN sur Nantes avait été décidée par le Gouvernement. Elle n’était pas encore implantée physiquement mais ses futurs domaines de recherche était clairement identifiés et parmi eux : automatique, robotique, productique. L’université, par ailleurs, développait de son côté des recherches significatives en traitement d’images. Le contexte était propice pour proposer, dans le cadre du Livre Blanc de la Recherche (en vue du contrat Etat-région 1994-1999), la création d’un institut nantais qui regrouperait l’ensemble de toutes ces activités STIC (hors informatique), avec notamment la construction du bâtiment principal de l’actuel IRCCyN sur le site de l’ECN.


Le LAN se transforma en IRCyN (Institut de Recherche en Cybernétique de Nantes) en 1995, avec trois tutelles académiques locales (université, ECN, EMN), et devint UMR au début du contrat quadriennal 1996-1999. Pour ce contrat, l’université avait également proposé une demande de reconnaissance par le CNRS du laboratoire « Systèmes Electroniques et Informatiques » de l’IRESTE, sur les domaines d’activité « Images » et « Télécommunications ». Le CNRS en fit une Equipe Postulante. Il y avait une volonté locale de développer les Télécommunications et le CNRS était prêt à soutenir cet axe au sein du projet IRCyN. L’IRCCyN naquit ainsi dans le cadre du contrat quadriennal suivant 2000-2003, structuré en 4 divisions : « Image, Signal et Automatique », « Systèmes Mécaniques et Productique », « Systèmes de Production », « Systèmes Electroniques, Télécom et Radar ». Parallèlement, en 2001, l’IRCCyN accueillit une équipe des Sciences de la Vie « PsyCoTec » spécialisée en psychologie cognitive et travaillant sur les problèmes d’interaction Homme-machines. Avant l’arrivée de cette équipe, l’originalité de l’IRCCyN sur l’échiquier national reposait sur le couplage fort entre la cybernétique et la mécanique, voulu par le CNRS et l’ENSM dès 1984. L’introduction de la dimension humaine au sein de la Technologie « STIC-Mécanique » vint renforcer considérablement cette originalité.


Finalement, pour le contrat quadriennal 2004-2007, l’université décida de retirer de l’IRCCyN la division SETRA pour proposer au CNRS de labelliser une nouvelle structure IREENA, toujours dans le domaine des STIC.


L’IRCCyN actuel est formé de 11 équipes, sur un périmètre scientifique situé dans la continuité. En janvier 2013, il rassemblait 260 personnes : 98 chercheurs et enseignants-chercheurs (dont 12 du CNRS), 18 ingénieurs, techniciens et administratifs ainsi que 144 chercheurs non-permanents (dont 105 doctorants, et 24 autres contractuels, dont 6 PostDocs) sans compter de nombreux professeurs invités et divers stagiaires.

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